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1949 | De la Chine au Japon : quand une porte se ferme, une mission s’ouvre


Une congrégation missionnaire fondée pour l’évangélisation de la Chine… et expulsée soudainement de son territoire de mission.


Que faire lorsque le rêve des origines s’effondre ?  Renoncer ?  Certainement pas.


En 1949, la prise de pouvoir des communistes en Chine continentale entraîne progressivement l’expulsion des missionnaires étrangers. Pour les MNDA, l’épreuve est immense. Depuis leur fondation, leur regard et leurs efforts étaient tournés vers la Chine. Pourtant, au cœur même de cette crise, une nouvelle perspective surgit.


L’année précédant leur départ de Chine, l’Église de Rome invitait les congrégations missionnaires à dépasser les frontières qui limitaient jusque-là leur champ d’action. Le monde entier devient désormais un territoire de mission. 


Les sœurs accueillent cette orientation avec enthousiasme. Loin de se laisser décourager par la fermeture de la Chine, elles répondent généreusement à l’appel du Saint-Siège, qui invite les instituts missionnaires à se rendre dans les missions de l’empire du Japon, où les circonstances semblaient plus favorables à l’apostolat.


Le 1er novembre 1949, un petit groupe de Sœurs Missionnaires de Notre-Dame des Anges débarque dans cet archipel encore profondément marqué par les blessures de la Seconde Guerre mondiale. Tout est nouveau : la langue, la culture, les coutumes, les défis. Mais l’enthousiasme missionnaire est plus fort que les inconnues.


Les débuts sont modestes, presque discrets. Les sœurs offrent des cours particuliers de langues, de musique, de coupe et de dactylographie. Peu à peu, elles ouvrent un dispensaire-hôpital et un orphelinat. Ces œuvres deviennent des lieux privilégiés de rencontre avec la population japonaise, favorisant la confiance, l’amitié et une première annonce de l’Évangile.


Parallèlement, les premières insertions dans les paroisses prennent forme. L’ouverture d’un noviciat témoigne également de la volonté d’enraciner durablement la présence de la congrégation dans ce nouveau pays.


Ainsi, ce qui pouvait paraître une fin devint en réalité un commencement. Chassées de Chine, les MNDA découvrent que leur vocation missionnaire est plus vaste qu’un simple territoire. Une porte s’était fermée ; Dieu leur ouvrait le monde.


Cette première présence ouvre la voie à plusieurs autres missions : Shizuoka dès 1951, Moji en 1952, puis Tokyo, Kokura, Suita, Hirano et Osaka-Izuo au fil des décennies.


Couvent à Odawara, première maison au Japon.
Couvent à Odawara, première maison au Japon.

De 1952 à 1999, dix-sept jeunes femmes japonaises se joignent à la Congrégation MNDA. Leur engagement témoigne de l’enracinement progressif de la mission au Japon. Parmi elles, seules deux choisiront plus tard d’embrasser d’autres horizons.


Novembre 1950. Deuxième départ pour Odawara. La mission fermera en 1951. Suivront ensuite les missions à Shizuoka (1951-actuel); Moji (1952-1979); Tokyo (1970-1987); Kokura (1979-2003); Suita (1986-1996); Hirano (1996-2014); Osaka, Izuo (2003-2008).
Novembre 1950. Deuxième départ pour Odawara. La mission fermera en 1951. Suivront ensuite les missions à Shizuoka (1951-actuel); Moji (1952-1979); Tokyo (1970-1987); Kokura (1979-2003); Suita (1986-1996); Hirano (1996-2014); Osaka, Izuo (2003-2008).








1er novembre 1949

Première fondation au Japon

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