À peine arrivée à Sherbrooke, Marie du Sacré-Cœur passe à l’action. Quatre jours seulement après son retour, le 8 novembre 1918, elle se présente chez Mgr Paul Larocque, évêque de Sherbrooke. Elle porte avec elle des lettres venues de Chine : des évêques et des prêtres missionnaires y affirment l’importance d’une œuvre nouvelle, celle des Vierges chinoises.
Sa demande est claire : obtenir l’autorisation d’ouvrir, dans le diocèse, une maison de recrutement pour cette œuvre missionnaire. Très vite, elle rassemble autour d’elle de jeunes femmes prêtes à envisager un engagement au service de l’Évangile en terre de mission. On les appelle alors les « messagères » — messagères de l’Évangile, messagères de la charité du Christ.
Mais une question plus grande se dessine bientôt : comment former ces jeunes femmes à leur futur apostolat? Et surtout, fallait-il aller plus loin et donner à cette œuvre les fondations solides d’un véritable institut religieux? Cette réflexion, portée par Marie du Sacré-Cœur avec Marie-Gabriel, mûrira au fil des rencontres avec l’évêque de Sherbrooke.
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Une maison de recrutement pour les "Messagères"

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